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MHSC – PSG : Une défaite qui fait mal mais qui ne blesse pas

PSG

Après une prestation plutôt convaincante contre Angers, le PSG se déplaçait sur la pelouse de Montpellier ce samedi soir. Un match complètement manqué par les Parisiens.

Pour l’occasion, Unai Emery pouvait compter sur quelques retours, notamment Layvin Kurzawa sur le coté gauche, mais était encore privé de Javier Pastore, Marco Verratti, Adrien Rabiot ou même Thiago Motta, en tribunes. Il a donc décidé suite à cela de remettre en place un 4-3-3 sans la présence d’Hatem Ben Arfa pourtant très convaincant face à Angers. Un choix tactique qui laisse quelques doutes.

Un 4-3-3 oui, mais pas sans Motta et Verratti

La saison dernière, le PSG s’est montré plutôt très bon en 4-3-3 avec des records et des prestations de qualité. Mais dans ce système, il faut les bons joueurs, et sans Thiago Motta, Marco Verratti ou même Adrien Rabiot, l’équipe se montre – logiquement – en difficulté. Bien avant le match, la composition laissait des doutes, notamment sur l’absence d’un créateur au milieu de terrain. Krychowiak étant trop défensif, Matuidi pas assez technique et Nkunku peu habitué à évoluer cette saison avec l’équipe première. Des doutes qui se sont confirmés dès le début de la rencontre avec un incapacité à jouer entre les lignes. Sans Thiago Motta, les ballons peinent à passer dans l’axe, et assez naturellement le jeu s’est rapidement penché sur les cotés. Une situation parfaite pour les Montpelliérains qui avaient décidé de jouer avec un milieu à 5, et placé très haut. Évoluer dans un 4-3-3 peut être évidemment une bonne solution, et il y a eu des preuves pour le dire, mais vraiment pas sans Thiago Motta et Verratti. L’entraîneur Parisien s’en est d’ailleurs rendu compte dès le début de la seconde période en reprenant le 4-2-3-1 avec Hatem Ben Arfa en pointe.

Quelques joueurs sont en dessous

Lucas n'aura vraiment pas brillé encore (Cr : Zimbio)
Lucas n’aura vraiment pas brillé encore (Cr : Zimbio)

Alors si le schéma n’est pas forcement LA principale cause de cette défaite, il faut se poser des questions concernant les joueurs. Et je vais commencer par Lucas, qui depuis quelques matches est à coté de ses pompes. Il arrive moins à percuter, se montre moins défensif, ce qui peut aussi prouver une certaine fatigue, car le moins que l’on puisse dire, c’est que le Brésilien joue, et même certainement beaucoup trop. Ses prestations, loin d’être toujours parfaites, ne devraient pas lui permettre d’avoir ce statut de titulaire indéboulonnable. Un peu de repos agrémenté d’un petit passage sur le banc pourrait lui faire un grand bien et laisser, enfin, l’opportunité à Jesé de jouer quelques matches, car pour le moment, l’Espagnol ne peut pas enchaîner, donc pas prendre le rythme et pas prouver. Parmi les autres joueurs en dessous, on peut citer Serge Aurier. Si l’Ivoirien montre une motivation indiscutable, sa technique, elle, laisse parfois à désirer. Il doit faire mieux sur son coté droit, principalement au niveau de ses centres et de ses retours défensifs. Il n’est pas mauvais, mais de là à être forcement devant Meunier qui, lui, s’est montré très bon et régulier ? Vraiment pas sur. Et enfin, j’aimerai mettre en avant les difficultés d’un Alphonse Areola pourtant très bon en début de saison. Mais a t-il été bon car il avait peu à faire ? Le Français peine à se montrer décisif et réalise quelques boulettes depuis un mois. Trapp, qui lui a été bon lors de ses apparitions, pourrait très bien prendre l’intérieur dans le virage de l’ancien joueur du Villarreal et le doublier dans la dernière ligne droite, ce qui ne serait pas forcement scandaleux.

Ne pas tout mettre sur le dos d’Emery

Emery lors du match face à Montpellier (Cr : Zimbio)
Emery lors du match face à Montpellier (Cr : Zimbio)

Alors forcement, la première cible après la défaite a été : Unai Emery. L’Espagnol, adoré par les supporters et détesté par les médias, souvent pros Laurent Blanc, est effectivement responsable de mauvais choix. Mais le principal à retenir, enfin, à retenir… c’est l’énorme faiblesse mentale des joueurs qui, dès le début du match, donnaient l’impression d’être en vacances ou déjà dans la rencontre face à Ludogorets. La saison dernière ont a déjà vu ce PSG là, ce PSG pourtant si brillant mais capable de passer complètement à coté de ses matches. Si en Ligue 1 Ibrahimovic était souvent là pour sauver les matches, en LDC ce n’était pas le cas, et la rencontre contre City en est l’exemple parfait. Dans le futur il faudra penser à garder les pieds sur terre et respecter, un peu plus, l’adversaire du soir, ça éviterait d’avoir des mauvaises surprises comme ce samedi, notamment. Pour Emery, on pourra vraiment le juger à la fin de la saison et surtout après les matches de Ligue des Champions.

Pas de quoi s’inquiéter et désespérer…

Mais oui, la défaite de ce soir fait mal, elle énerve, même, mais elle est loin, très loin d’être dramatique. Il ne faut vraiment pas oublier qu’il nous manquait presque tous nos joueurs au milieu. Pas de Pastore, pas de Thiago Motta, pas de Rabiot, pas de Verratti… et des joueurs, du coup, qui n’avaient pas l’habitude de jouer ensemble, notamment Nkunku qui fêtait sa première titularisation. Et même si Monaco l’a remportée face à Bastia – c’est d’ailleurs la meilleure équipe du championnat  en ce moment – nous restons qu’à un petit point d’eux et encore dans la possibilité de décrocher la première place de notre groupe avec une équipe d’Arsenal dans les premières places de Premier League. Le jeu est loin d’être parfait, c’est une évidence, mais il n’y a pas de quoi s’alarmer, et il faut se servir de cette lourde défaite comme une leçon, un exemple, même si oui, ce n’est pas la première fois (Toulouse, Monaco…).

On attend maintenant une réaction dès mardi face à Ludogorets, car une défaite, là, serait beaucoup moins tolérée. Allez Paris.

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MHSC - PSG : Une défaite qui fait mal mais qui ne blesse pas

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