close
Club

Unai Emery, une tête ridiculement mise à prix

PSG

Mercredi soir, les Parisiens se rendaient sur la pelouse londonienne de l’Emirates afin d’y affronter Arsenal lors d’une rencontre de phase de poule de Ligue des Champions. Malgré un match convaincant, les critiques en vers Emery fusent, injustement.

Face à Arsenal, Unai Emery devait faire avec de nombreux absents, Serge Aurier, Layvin Kurzawa, Adrien Rabiot, Javier Pastore ou même Angel Di Maria. Suite à cela, il a décidé de repartir sur le même schéma tactique qu’au match aller avec Blaise Matuidi placé sur le coté gauche de l’attaque parisienne. Un choix qui a suscité beaucoup de réactions, notamment de la part de certains spécialistes.

Blaise Matuidi, un choix payant

Comme lors du match aller, le tacticien espagnol a voulu bloquer le coté gauche avec la présence de Blaise Matuidi. La titularisation d’Alexis Sanchez y est certainement pour beaucoup. Placer Hatem Ben Arfa ou Jesé dans le onze aurait pu créer un véritable déséquilibre défensif avec des boulevards sur le front gauche, permettant alors au Chilien de s’y engouffrer et de poser des problèmes à la défense parisienne. Avec un Matuidi plus haut, les joueurs du PSG ont pu presser les Londoniens et les empêcher de produire leur jeu. Il faut savoir qu’Arsenal est une équipe de possession, et quand ils sont pressés, ils peinent à construire. Alors oui si la présence du Français plus haut ne fait pas rêver, elle s’est avérée efficace, tout comme lors du match au Parc des Princes.

Les critiques ne touchent pas Emery
Les critiques ne touchent pas Emery

Krychowiak pour permettre à Motta de briller

Une autre titularisation a fait réagir, c’est celle de Krychowiak. Le Polonais, en manque de temps de jeu avec son club, a pu retrouver un peu le rythme lors de la trêve internationale avec la Pologne. Placé dans le milieu à trois aux cotés de Thiago Motta et Marco Verratti, l’ancien Rémois a permis à Thiago Motta d’être moins « pressé » et de jouer son jeu avec plus de liberté. Du coup, l’international italien a été excellent. Pour les erreurs individuelles, ça, ce n’est pas de la faute à Emery, ni même les nombreuses absences.

La Ben Arfa mania tourne au ridicule

Une nouvelle fois, l’entraîneur espagnol a laissé Hatem Ben Arfa sur le banc, préférant Blaise Matuidi. Un choix qui a fait énormément parler sur les réseaux sociaux avec de nombreux « fans » du Français qui ont crié presque au scandale. Il ne faut pas oublier que le football, ce n’est pas FIFA ou PES, et que les dribbles en série ne suffisent pas toujours. Son impact défensif aurait été trop faible, et comme indiqué plus haut sur le « choix Matuidi », sa présence aurait permis à Sanchez de se retrouver bien plus souvent seul. Mais sinon oui, comme beaucoup, j’aime voir jouer Hatem, il est capable de gestes magnifiques et il s’avère être attachant. Maintenant, pour pouvoir prétendre être titulaire en Ligue des Champions, il devra montrer bien plus lors de ses possibilités en Ligue 1. Face à Nantes, l’ancien Niçois a été mauvais, et j’imagine qu’Emery l’a bien vu. Alors oui, il devra jouer pour retrouver la confiance, mais en attendant, il doit faire les efforts nécessaires pour changer son futur.

Emery n'a aucun problème personnel avec Ben Arfa
Emery n’a aucun problème personnel avec Ben Arfa

Evidemment, ce jeudi matin, les médias ont une nouvelle fois attaqué Emery sur ses choix, en lui livrant notamment un 5/10, soit moins que la note de Wenger qui a eu 6/10. L’Espagnol a sa tête dessinée sur des affiches « Wanted », une erreur, et hop, c’est la mise à prix. Les « spécialistes » français ont cette tendance à préférer toujours ce qui se passe ailleurs, et critiquer avec futilité ceux qui veulent réussir. Dès son arrivée, Unai a été mis sur le carreau, avec cette envie de le démonter après chaque rencontre, même quand celle-ci est réussi, comme face à Arsenal, notamment, et je le rappelle, une équipe invaincue depuis de nombreux matches et à trois points du leader de Premier League. Mais l’ancien entraîneur de Seville a la tête dur et continue son travail avec brio. Les matches passent et le jeu arrive, laissons le temps à l’entraîneur parisien de déposer sa griffe. On l’accepte avec les entraîneurs français, alors acceptons le aussi avec les entraîneurs étrangers.

Mais continuez à critiquer, apparemment ça lui va bien et vous finirez pas être la définition du ridicule et vos analyses deviendront de moins en moins crédibles.

Tags : ARSPSGEmeryPSGUne

Unai Emery, une tête ridiculement mise à prix

03 min

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :